histoire du canton de cadours 31480
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* Textes et illustrations extraits de l'ouvrage ''Le patrimoine des communes de la Haute-Garonne - Tome 1 - Editions Flohic''

Promenade dans Cadours :

 

Autrefois, il y avait 2 villages, 2 églises et 2 cimetières.

Le village de St Hilaire :
Il s’étendait de la place du fort (où siégeait un château) jusqu’au cimetière actuel. Les maisons sont plus anciennes de ce côté ci. Créé après 1318, il disparaît petit à petit. L’église de St Hilaire (détruite en 1890) se trouvait à la place de la chapelle du cimetière qui a été démolie puis reconstruite par la suite.

Notre Dame de Vie :
Il n’y avait que très peu de maisons : 2 ou 3. Les maisons actuelles sont récentes. Ce côté du village (au nord de la halle aux marchands) s’est développé après la disparition du château, vers la moitié du 17°siècle).
L’alignement des maisons date de 1775 pour laisser les voies larges ; le nom des rues date aussi de cette date.
L’église de Notre Dame de Vie se trouvait au nord de la halle aux marchands. Elle a été construite en 1723 ; son clocher était un clocher éventail de 3 cloches.

1735 : une horloge est installée au clocher.

1780 : l’église est démolie car jugée trop délabrée.
L’architecte Julian de Beaumont prend en charge la construction de la nouvelle qui va s’étaler sur plusieurs années.
Le 1° entrepreneur arrête les travaux (ses biens sont saisis) au niveau des croisées. L’édification est poursuivie le plus économiquement possible.

1786 : les 2 grandes cloches sont mises en place pour les fêtes de la Noël ; le clocher sera achevé en 1903.

1849 : construction de la sacristie nord.
Au levant de l’église, les bâtiments représentent l’ancienne forge : au commencement de l’année 1789, Jean Simion, forgeron, demande l’autorisation d’adosser sa maison au mur de l’église du côté levant. Comme était prévu un chemin autour de l’édifice, cette autorisation lui fut refusée. Au cours des troubles qui se produisirent les années suivantes, il passa outre  ce refus. Il construisit à sa guise, sans être inquiété ; et, quand l’ordre fut rétabli, les administrateurs de la commune, pour éviter un procès, s’inclinèrent devant le fait acquis.

1853 : retable sculpté de l’autel.

1859 : remise en état de l’intérieur de l’église.

1868 : installation de la rosace située au-dessus du maître-autel.

1901 : vitraux des bas-côtés, achat du maître-autel, de la chaire et des confessionnaux.

1918 : les plâtreries sont rafraîchies ;

1920 : le peintre Toulousain Baruteau exécute les peintures des murs de l'intérieur de l'église. L’église actuelle ne date donc que de la fin du XVIII°siècle (1780).

Le cimetière de Notre Dame de Vie
Le cimetière, au nord de l’église actuelle, ne fut plus utilisé à partir de 1794. On garda celui de St Hilaire qui se prêtait mieux à la célébration de funérailles religieuses clandestines.
Le cimetière actuel a été muré en 1857 ; le 1° caveau date de 1821.

Cadours a pris une extension plus rapide vers le milieu du XIX° siècle.

1842 : 1002 hab., plus tard : 1153 hab.

1875 : 985 hab.

Il y avait à Cadours 6 puits, 3 mares et 2 lavoirs.

Cadours a été déclaré chef-lieu de canton en 1790.

 

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En partant de la  PLACE DU FORT :

Sur l’emplacement actuel de la place du Fort, existait un château fortifié. Les preuves de son existence ne se révèlent plus qu’à travers une pierre qui se trouve encore dans le « passage du chat », adossée à l’ancien presbytère. Ce château était entouré de fossés (comblés en 1780 : date de la construction de l’église actuelle) et de bois.

Cette place était avant la seule place publique. Elle était soi-disant nommée « La Capéranio » (lieu où logeait un châtelain). Au moment de la Révolution, cette place a dû être recouverte de maisons éparses ; en effet, des empreintes disséminées de silos y ont été découvertes (en  creusant le sol), vestiges probables des dispositifs aménagés par les habitants pour soustraire leurs grains aux réquisitions de l’autorité. Le puits de cette place date du château ; il a été restauré.

La maison avec terrasse sur la halle aux marchands servait de presbytère. En 1803, une délibération du CM (Conseil Municipal) dit « La commune doit fournir une maison propre au logement desdits curé et vicaire désignés, avec un jardin ». mais on n’en trouvait pas. On alloua une indemnité de logement de 100F / an au curé. Au début, il fût provisoirement logé dans la première mairie, bâtiment le plus proche de l’église (maison qui fait angle avec la rue de l’église et l’avant place). En 1811, la municipalité affecte définitivement cet immeuble à l’usage du presbytère ; une nouvelle mairie est construite (place des halles). En 1874, on achète la belle maison des « Merle » pour le presbytère :

  • La commune donne 10 000 F

  • Le Conseil de Fabrique donne 6 000 F

  • L’Etat  1 500 F

  • Le curé doyen (l’abbé Lagèze) donne 2 500 F ; de même, il assume les frais de toute nature occasionnés par la vente. Il paie même les réparations indispensables !

 4 petites ruelles partent de cette place :

* Le passage du Pont : venelle de la place du Fort au Cours du Midi en se dirigeant vers le Levant.

* le passage du Chat : part du puits de la place et va à l’avant place en se dirigeant vers le nord.

* la rue de Rempart : relie la place au Cours d’Essling en allant vers le Couchant.

* Le passage de la Pompe : fait communiquer la place avec la rue des Fossés en allant vers le couchant.

 

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LE COURS DU MIDI :

C’est la plus ancienne rue de Cadours.

 

RUE MONTAGNE :

Son nom lui vient de sa côte très rapide.

 

PLACE DES DEUX HALLES ACTUELLES :

Ancienne PLACE DU COMMERCE.
L’ancienne deuxième mairie se trouvait au milieu de l’emplacement ; elle était entourée de 2 magnifiques ormeaux dont le tronc mesurait 3 à 4 m de circonférence. On les a abattus en 1861 pour aplanir le sol ; puis, on a fait des marches en briques construites pour permettre l’accès au plateau.

 

LA HALLE AUX MARCHANDS :

L’importance que prirent dès leur création les foires et marchés de Cadours donna l’idée de construire une halle.

1827 : décision de sa construction.

1830 : début de sa construction.

C’est pour la localité le commencement d’une prospérité que n’auraient jamais osé espérer les Cadoursiens du siècle précédent.

En 1860, 30 ans après, il y avait 1500 habitants à Cadours. La fluctuation des habitants est due dans une large partie à l’importance des foires et marchés qui apparaissaient comme un pôle d’attraction pour les négociants, les courtiers (qui achètent), et les marchands forains.

De 1775 à 1781, on établit les routes (qui seront appelées départementales) : ISLE - Cadours et Cadours - Auch (Mauvezin).

Depuis le mois d’octobre 2005, cette halle est classée « Monument historique ». Sa particularité : ses colonnes sont hélicoïdales.

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LA HALLE AUX GRAINS :

Elle est construite en 1877, 47 ans après la halle aux marchands. Les agriculteurs portaient leurs sacs de céréales que les meuniers mettaient en vente au marché.

Cette halle n’est pas finie. Le plan primitif prévoyait sur tout le pourtour intérieur, au-dessus des arceaux, la construction de petits greniers destinés à loger, entre deux marchés, les grains demeurés invendus. C’est pour donner du jour à ces greniers qu’avaient été aménagées des petites fenêtres qui se trouvaient au-dessus de chaque arceau. Les poutrelles placées sur tout le pourtour intérieur étaient destinées à supporter les planchers de ces greniers. Leur dépassement était prévu pour établir une galerie avec balustrade permettant d’arriver à la porte de chaque grenier.

Le maire de l’époque, Mr Jacques Dardenne, a offert les armoiries de Cadours placées sur le frontispice de cette halle.

Armoiries :

  • en haut à gauche : Cadours a toujours fait partie de la division dite élection de Rivière-Verdun pour les finances - dessin d’une rivière ondée : celle de Verdun.

  • en haut à droite : représente le château de la place du Fort.

  • en bas à gauche : Cadours aurait toujours été dépendant de la couronne et non d’un Seigneur, d’où les 3 fleurs de lys.

  • en bas à droite : Le « C » de Cadours.

1829 : création du bureau de poste cantonal. Avant c’était Grenade qui gérait ça.

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RUE DU BICENTENAIRE :

En 1989, fut planté en haut de cette rue, un arbre –un tilleul- qui fête les 200 ans de la Révolution. On peut y lire une plaque ; d’où le nom de la rue.

 

RUE PIERRE BEGUE :

Nom du 1° adjoint au maire mort en 1899. Cette rue fut construite pour éviter l’encombrement du carrefour rue d’Essling avec l’Ave de Laréole, en 1921.

Le monuments aux morts :
Environ 130 enfants de Cadours ont été mobilisés pour défendre la patrie en danger ; 23 d’entre eux sont tombés au champ d’honneur. Cette stèle commémorative dresse les noms de nos soldats tombés pendant les 3 guerres : 1914/18, 1939/45 et la guerre d’Algérie (1958/62).

Plusieurs noms de rue à Cadours se rapportent à napoléon I : rue d’Essling, rue d’Eylau, rue Napoléon (concernent les batailles de Napoléon I) et rue Malakoff (Napoléon III), construite en 1902 pour désengorger la rue de la Poste des bestiaux qui allaient au foirail. ; nous n’en connaissons pas la signification.

 

RUE PASTEUR :

Cette rue a été donnée par les riverains à la commune en 1926. Avant, c’était le dépotoir de tout le voisinage ; la commune l’a remise en état d’hygiène et de salubrité d’où son nom rue Pasteur.

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LE FOIRAIL :

Le nombre toujours croissant de bestiaux amenés à Cadours pour être exposés les jours de foire obligea la municipalité à trouver un emplacement pour y établir un foirail.

Avant l’établissement du champ de foire actuel, le lieu de rassemblement des animaux se trouvait le long de la côte de la rue Montagne, la rue des Fossés et la place du Fort. Cet emplacement devenant insuffisant, le CM réfléchit à un quartier mieux approprié : il adopta le champ de foire actuel en considération de 3 avantages :

  • Il se trouve en bordure de la principale voie d’arrivée de Cadours.

  • Il n’est pas trop éloigné de la halle.

  • Il est plus horizontal que les autres champs proposés.

En 1852, on plante des arbres sur ce champ de foire : ils ne seront arrachés que dans les années 1980.

 

RUE DASTARAT :

Cette rue porte le nom du 1° maire de Cadours : Jean-Baptiste Dastarat, qui faisait partie du parlement de Toulouse. Avant, on parlait de Consuls.

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LA MAIRIE :

De 1748 à 1808, elle se trouve nous l’avons vu, à l’angle de la rue de l’église et de l’avant place. On l’appelle « La maison de la ville »

1811 : laissant ce bâtiment à la cure, on déplace la mairie au milieu de la place du commerce.

1830 : destruction de la mairie pour laisser la place à la halle aux marchands - il n’y aura pas de mairie pendant 3 à 4 ans ; on se réunit un peu partout, tantôt chez le maire, tantôt chez de simples particuliers.

1834 : achat de la grande maison  des DASTARAT (mairie actuelle), avec toutes ses dépendances pour servir de mairie et de caserne de gendarmerie. Les Dastarat étaient citoyens de Cadours depuis des siècles.

Salle du Conseil : la table ovale, le lustre et les lampes ont été acquis en 1891.
Les bâtiments étaient vastes, on y installa les écoles, la justice de paix, la caserne de gendarmerie et le logement du garde champêtre.
On ne trouve pas d’école publique à Cadours avant 1803. A cette date, le CM nomme Joseph Guitard (étudiant) maître d’école primaire : il sera payé 300 F / an. Ainsi, le principe de l’enseignement gratuit pour les pauvres a été posé à Cadours en même temps que naissait l’idée de l’école publique.

1867 : un couvent de sœurs s’installe à Cadours dans la maison adossée à l’Est de l’église ; il disparaît par la suite.

Le bureau de bienfaisance (BF) : dès 1752, le CM eut l’idée de créer un BF pour venir en aide aux malheureux mais il n’y avait pas de fonds affectés à cet objet.
Ainsi, J.B Dastarat, juge de la communauté créa un atelier de charité ; il fit don lui-même d’une somme de 150 livres d’impôts qu’il payait en trop et dont il venait d’être dégrévé ! L’année suivante, le CM décida que la commune verserait tous les 3 ans 300 F au BF. En 1825, Auguste Dastarat légua par testament la somme nécessaire pour constituer une rente annuelle de 200 F au BF. Cette rente ne pouvait être détournée de sa destination sous aucun prétexte. Ses héritiers payèrent toujours cette rente annuelle de 200 F à compter du jour de son décès.
Ce BF existe toujours sous le nom de CCAS (centre communal d’action sociale). Il a pris ce nom dans les années 1990 ; avant c’était le BAS (bureau d’aide sociale). Il se compose :

  • Président : le Maire

  • 4 membres du CM

  • 1 délégué de la CAF (caisse d’allocations familiales)

  • 3 autres membres nommés par arrêté préfectoral

La justice de paix : la Révolution vit s’instaurer une justice simplifiée où les tribunaux d’arrondissement pouvaient juger en toute plénitude, jusqu’à 1500 F de condamnation. Supérieures à cette valeur, les affaires seront portées devant la Cour d’Appel de Toulouse.

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RUE DE LA FONT D’ESTEVE :

Anciennement avenue de la gare.

1903 : création du chemin de fer de Toulouse vers Cadours.

1905 : un négociant, Mr Réjaumont, se rendant compte du parti pris qu’il était possible de tirer d’une plus grande facilité d’expédition des farines à la faveur de la proximité du rail, fit construire au voisinage de la gare  une minoterie (grand moulin industriel) en rapport avec les ressources locales. Cette installation -d’abord mue par le gaz pauvre, électrifiée plus tard- permet de travailler sur place les blés de la région que, depuis l’abandon des moulins à vent, il fallait expédier au loin pour les faire réduire en farine.

La gare s’est arrêtée de fonctionner après la seconde guerre mondiale. Les rails ont été supprimés dans les années 1950.

L’abattoir :
Il devint manifeste que l’abattage des animaux de boucherie ne pouvait plus, sans manque d’hygiène, continuer à se pratiquer dans des tueries particulières aménagées au voisinage des habitations citadines. En 1912, le CM décida définitivement la construction d’un abattoir public sur le terrain communal de la font d’Estève. C’est aujourd’hui l’emplacement du bâtiment de la DDE (direction départementale de l’équipement) qui a pris sa place dans les années 1970/1980.

La caserne de gendarmerie :
1818 : la caserne est logée à mi-côte, au couchant de la rue Montagne 1835.
Les écuries étaient dans l’actuelle salle polyvalente.
1896 : on demandait à nouveau une brigade à cheval mais il n’y avait pas assez d’argent pour les écuries. Alors, le département a pris en charge la construction d’une nouvelle caserne construite  à l’emplacement de l’actuelle caserne.

 

AVENUE RAYMOND SOMMER :

Du nom du pilote qui se tua en 1950 sur le circuit de Cadours-Laréole.

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Cadours, un héritage occitan

Entre conquêtes, révoltes et traditions, le Sud-Ouest de la France s'est façonné un tempérament remarquable. A Cadours, si près de la Gascogne, héritage, terroir et gastronomie composent un canevas unique qui donne toute sa verve et son charme au patois local.
Outre de passionnantes monographies, léguées par des instituteurs, des curés ou encore des maires de villages (une monographie est en cours à Cabanac), des auteurs locaux ont consigné leurs souvenirs des us et coutumes du canton de Cadours.

Deux anciens Maires de Cadours ont chacun rédigé un ouvrage plein d'enseignements sur la vie locale. On leur doit nombre d'informations présentes sur ce site Internet :

  • Emile Cazeneuve "Coutumes, souvenirs et réflexions d'un campagnard"

  • Bernard Ufferte "Notices sur Cadours et sa Région, son passé, ses usages, son développement" ouvrage paru en 1935. Pour se le procurer : Tél. +33 (0)5 61 85 61 16 au Tabac Presse de Cadours

 

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Histoires autour du nom de CADOURS - selon Bernard Ufferte

Pourquoi le nom de Cadours ?

Les recherches n’ont pas permis d’en découvrir la véritable étymologie : 3 possibilités

  • Une tête d’ours, trophée de chasse, aurait été exposée longtemps dans une cabane qui se trouvait à la place de l’église actuelle. Chaque fois qu’on parlait de cette cabane, on disait « La cabane du Cap d’ours »… D’où la déformation Cadours.

  • Le mot Cadours serait d’origine arabe et remonterait à l’invasion des Sarrasins (732 ap. J.C). Au Maroc, beaucoup de familles portent le nom de Kadour. Une de ces familles serait restée dans le pays et aurait donné son nom à ce coin de terre.

  • Hypothèse plus probable : Cadours viendrait de Cadorcium. 4 actes datant de 1930, sont des actes d’appel en latin signalant Cadours sous le nom de castrum de Cadurcio.

Bernard Ufferte, par un long et patient travail d'archives,  s'est efforcé de rechercher l'origine étymologique du nom de Cadours.

Voici certaines hypothèses :

  • KADOUR, peu probant, datant de l'invasion des Sarrazins

  • CARDORCIUM, sans références d'archives

  • CADOIL,

  • CADORTZ,

  • CADULLO,

  • CADORTS,

  • CADORT,

  • CADURCIO,

Ces derniers étant plus sûrs, parce que trouvés dans des actes officiels.
Les poètes, toujours plus imaginatifs, préfèrent CAP D'OURS puisque, si l'on en croit une tradition ancienne, une tête ( "cap" en cadourcien) de ce plantigrade y avait longtemps été conservée.

Bernard Ufferte "Notices sur Cadours et sa région, son passé, ses usages, son développement".

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Histoire de 1790 à 1800 - Récit de 10 années mouvementées...

Quand l'enchevêtrement de ses vieilles divisions administratives disparut, la France fut divisée en départements, les départements en districts et les districts en cantons. Désignés d'abord sous le nom de chef-lieu, les départements reçurent de nouveaux noms par décret du 29 février 1790.
Et c'est ainsi que le département de Toulouse reçut très logiquement le nom de "Haute-Garonne"; la vallée du fleuve en avait pour ainsi dire commandé la forme générale et la direction.

La révolution devait se traduire par une simplification administrative.

Cependant, de violentes discussions se produisirent pour l'établissement des districts et des cantons.
Chaque petite ville en effet, voulait être le siège d'une administration. Les cinq cantons de Beaumont-de-Lomagne, Saint-Nicolas-de-la-Gave, Verdun, Grenade et Cadours situés sur la rive gauche de la Garonne formèrent un district ayant pour chef-lieu Grenade.
A la suite de plusieurs troubles, des pillards demandèrent que le siège du  district fut établi à Verdun. Mais le représentant Mallarmé ayant fait enquêter contre les excès commis rétablit le siège de l'administration à Grenade.

Les discussions qui s'étaient produites pour les chefs-lieux de district se produisirent également pour les chefs-lieux de canton. Après la création  des cantons avoisinant celui de Cadours, il restait, entre les vallées de la Save et de la Gimone, quelques communes dont le nombre et la superficie pouvaient justifier un nouveau regroupement. Aucune de ces communes ne s'imposait par une supériorité véritablement notable pour en devenir le chef-lieu.
Il fut d'abord question de Caubiac.
Mais Cox revendiqua ce titre en raison de son développement dû à ses nombreuses fabriques de poterie.
Les préférences allèrent finalement à Cadours qui joignait à une importance sensiblement équivalente l'avantage d'une situation topographique plus centrale. Les habitants de Cox protestèrent contre cette décision et firent de nombreuses démarches pour la faire rapporter.

Ainsi, la loi du 14 juin 1790, déclarant Cadours comme chef-lieu de canton est restée en vigueur.

En dépit de cette disposition législative de principe, le 8 ventôse de l'an II (1793), Saint-Laurent et Gairin, habitants de Cox, furent nommés par la préfecture de la Haute-Garonne "Commissaires du Canton de Cadours pour l'épuration des autorités". Ils rassemblèrent dans l'église de Cadours le conseil général et la population de la commune. Après avoir "harangué le peuple", ils annoncèrent que les mêmes officiers municipaux étaient conservés, mais que l'église s'appellerait Temple de la Raison.

L'assemblée fit hommage à la République de tous les vases, métaux et autres objets de culte et il fut décidé qu'ils seraient portés à Grenade, chef-lieu du district. C'est à la suite de cette réunion que les deux cloches furent portées à Beaumont.

Deux ans plus tard, le 8 frimaire de l'an IV (1795), un grand rassemblement public d'habitants de Cadours et des environs s'était réuni dans cette même église pour entendre la messe d'un prêtre réfractaire. La foule fut dispersée avant que la cérémonie n'ait pu avoir lieu. Une telle mesure eut pour résultat d'indisposer la population, et rendit les esprits rapidement surexcités.
Le 10 pluviôse, l'Arbre de la Montagne, qui avait été planté devant l'église, fut abattu pendant la nuit et remplacé par une croix. A la suite de cet incident, la municipalité fut suspendue.

Quatre jours après, un détachement de 120 hommes arriva de l'Isle Jourdain avec mission d'arrêter les auteurs de ces troubles, les prêtres réfractaires, et les soldats déserteurs.
Le commandement de ce détachement fut très bien reçu, ainsi que ses hommes, par toute la population. Il se retira au bout de quelques jours, n'ayant pas découvert de déserteurs, après avoir appris que les  prêtres réfractaires qui voulaient célébrer des offices n'avaient pas séjourné dans la commune, et que les particuliers qui avaient arraché l'Arbre de la Montagne étaient complètement inconnus.
Néanmoins, sous la pression de quelques violents, pour donner une sanction à ces faits, et "pour récompenser les habitants de Cox de leur civisme", d'habiles négociateurs finirent par décider l'autorité préfectorale de la Haute-Garonne à considérer Cox comme chef-lieu du canton.

Mais, de même qu'en l'an II, cette décision ne fut jamais ratifiée à Paris. D'ailleurs, quelques mois plus tard, l'administration départementale recevait l'ordre définitif, et irrévocable, de n'employer à l'avenir que l'expression "Canton de Cadours" dans les documents officiels.

La Constitution de l'an III avait supprimé les districts, mais les cantons subsistaient suivant des modalités nouvelles. La municipalité était l'unité élémentaire du département. Toutefois, pour éviter un morcellement excessif, les communes de faible importance étaient groupées en un bloc administratif et c'était le canton qui devenait la base de l'organisation nouvelle.
Il y avait donc une seule administration par canton. Chaque commune élisait un maire, ou un agent municipale, et un adjoint. La réunion des agents municipaux formait la municipalité du canton. Auprès de celle-ci était placé un commissaire appelé "agent national" nommé par le Directoire.
A Cadours, après la constitution de l'an III, Mr Escarre fut nommé agent national, Mr Bégué agent municipal, et Mr Lamarque adjoint. Ce sont eux qui signèrent la réquisition des gardes nationaux pour conduire les déserteurs.

Dans les temps qui suivirent, il se produisit de nouveaux troubles. La misère économique favorisait les mécontentements qui s'exprimaient d'autant plus que la force révolutionnaire semblait faiblir.
Les royalistes reparaissent alors, aidés par des prêtres réfractaires rentrés en cachette. Ces derniers tentèrent quelques menées en l'an IV et l'an V.

  • Dans le journal de Toulouse du 8 janvier 1933, Mr Damien Guarrigues cite le passage suivant d'un rapport fait en l'an V (1797) par le citoyen Mr Portes, président de la municipalité du Canton de Cadours :

'' Aujourd'hui, les émigrés et les prêtres se sont répandus partout. Il n'est pas, j'ose l'avouer, cinq communes sur cent qui n'aient un prêtre réfractaire installé dans le temple, invoquant l'être suprême, prêchant publiquement le mépris des lois et des autorités chargées de les mettre à exécution. Non loin de là est souvent un émigré sur le sort duquel il ne manque pas d'apitoyer le peuple en le désignant comme un martyr de l'ancien temps...  ''

Profitant de l'anarchie grandissante et de la déconsidération de plus en plus grande du Directoire, des revers des armées, ces royalistes organisèrent en l'an VII un mouvement de plus vaste envergure.
Il s'agissait, semble-t-il, d'un soulèvement du Sud-Ouest. Mais le mouvement ne fut en réalité que partiel. Il ne s'étendit pas beaucoup au-delà de la Haute-Garonne.

Il éclata dans la nuit du 18 au 19 thermidor de l'an VII (6 au 7 août 1799).

L'annuaire de la Haute-Garonne mentionne, depuis quelques années que les insurgés de Cadours, en l'an VII, furent dispersés par les républicains de Pelleport et du Burgaud.
Cependant, le Tome III du registre des délibérations du conseil municipal déposé aux archives communales de Cadours, et couvrant la période 1790-1813, ne fait aucune allusion aux événements de l'an VII.
Les archives de Pelleport et du Burgaud ne paraissent pas, elles non plus, renfermer quelque document que ce soit sur cette époque.
Ce sont les archives départementales qui possèdent en fait une abondante correspondance adressée à l'administration par les maires du Canton de Cadours. Or, il résulte de cette correspondance que, si les royalistes furent matés à Cadours, ce fut à l'aide des forces organisées par l'administration de la Haute-Garonne, sans mention particulière du rôle joué par les citoyens de Pelleport ou du Burgaud. Il semble néanmoins légitime de croire qu'il y avait bel et bien des volontaires de ces deux communes, parmi les troupes victorieuses qui livrèrent bataille aux environs de Pelleport.

L'agitation royaliste de l'an VII était à peine calmée, lorsqu'on apprit la nouvelle du coup d'État de brumaire et la fin du Directoire.

La loi du 28 pluviôse an VIII (17 février 1800) établit une nouvelle réorganisation administrative de la France. Les groupements cantonaux du Directoire furent supprimés et toutes les municipalités instituées antérieurement par la Constituante furent rétablies.
L'ancien district, intermédiaire entre la commune et le département, reparut sous le nom de "arrondissement communal". Mais le nombre de ces "arrondissements" fut moindre que celui des anciens districts, et leur superficie plus étendue.

Il est à noter que le département demeura tel qu'il avait été constitué en 1790.

Les cantons avaient donc perdu toute attribution administrative. Ils ne disparurent pas, car ils restèrent les chefs-lieux des justices de paix, mais leur nombre fut toutefois réduit.
C'est ainsi que Lévignac perdit le titre cantonal qu'il avait depuis 1790 et que trois des communes qui y étaient précédemment rattachées firent alors partie du Canton de Cadours :

  • Le Castéra

  • Bellegarde

  • Sainte Livrade

Le Canton de Cadours comptait alors 17 communes.
Ce nombre fut réduit à 16 (l'organisation actuelle), quelques temps après, dès lors que Ste Livrade manifesta sa préférence pour un rattachement au Canton de Lèguevin. Il est vrai que son rattachement à Cadours avait été motivé par le fait qu'elle était située sur la rive gauche de la Save, et qu'aucun pont ne permettait à ses habitants jusqu'alors, la traversé de la Save pour se rendre à Lèguevin. Aujourd'hui, une route relie directement Ste Livrade à Lèguevin.

C'est à cette même époque que les Cantons de Cadours et Grenade furent définitivement attribués à l'arrondissement de Toulouse dont il font toujours partie depuis.

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La langue - Canton de Cadours, Haute-Garonne

A Cadours et dans ses environs, on parle un Occitan Gascon.

  • A propos du « Gascon »

Le gascon est en fait une variante de l'Occitan. Comme ce dernier est parlé des Alpes à l'Atlantique, parler l'occitan gascon permet de comprendre tout aussi bien l'occitan provençal.

Ses influences latines sont très marquées (elles remontent à l'époque gallo-romaine, par le latin d'abord appris auprès des romains, puis déformé sous l'influence du dialecte basque), ce qui en fait un dialecte coulé, chantant et coloré.

Enraciné dans le Sud-Ouest, on peut dire que le gascon trouve ses limites à l'est avec la Garonne, à l'ouest avec l'Atlantique, et au sud avec les Pyrénées, sans toutefois englober le Pays Basque (nombre de mots gascons sont pourtant empruntés au basque).

Le parler gascon a traversé tout le deuxième millénaire. Il fut notamment la langue par excellence des troubadours au moyen-âge. Et il est encore très présent, dès lors qu'on se rapproche du Gers (le Canton de Cadours jouxte le Gers), dans les conversations locales, dans les cafés, sur les marchés, et en privé.

Quelques caractéristiques :

  • Présence d'un accent tonique, comme en espagnol, en anglais, ou en allemand.

  • Le h est fortement expiré, comme en anglais par exemple.

  • Prononcer toutes les lettres, sauf la lettre "r" en fin de mot.

  • Prononcer "lh" comme un "li" français

  • Prononcer "nh" comme un  "gn'' français.

  • Prononcer "ch" comme un "tch" français.

  • Prononcer "sh" comme un "ch" français.

  • Prononcer "eu" comme un "éou" français.

  • Prononcer "au" comme un "aou" français.

  • Prononcer "o" comme le "ou" français.

  • Prononcer "ò" comme le "o" français.

  • Prononcer le "a" en fin des mots (exprimant le féminin) sans l'accentuer, avec un son rappelant le "o".

  • Prononcer les autres lettres "a" -  "é" -  "è" -  "i" -  "u" comme en français.

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Ouvrages - Canton de Cadours, Haute-Garonne

Dans la collection " Vieux Parlers " est paru en septembre 2002 :

  • " Lé Nosté Patouès Cadours et alentour, dictons, maximes, proverbes et devinettes " par Roger Gabrielle et ses amis.

" Recueillis en pays de Cadours, quelque part entre Lomagne et Bouconne, pratiqués dans ces confins de Gascogne et valables bien au-delà "
Ces savoureux dictons, proverbes et devinettes, n'étaient pas seulement des formes d'expression pittoresques, qui avaient cours dans le monde rural de la région, il y a plus d'un demi-siècle : ils servaient aussi à prévoir le temps "grand maître économique de cette population laborieuse", à accomplir correctement les travaux des champs, à améliorer la vie quotidienne et à acquérir une véritable sagesse tout en se divertissant. En ce début de troisième millénaire, les habitants de Cadours, de Beaumont-de-lomagne, de Mauvezin, Gimont, L'Isle Jourdain, Lèguevin, Verdun-sur-Garonne, Grenade, Colomiers, Blagnac et Toulouse même seront heureux de retrouver, à travers ces propos truculents, un monde et une époque "sans complexes", directement en prise sur la vie.

Pour comprendre aisément toutes ces locutions, précisent les auteurs, il est nécessaire de se replacer dans le monde de la paysannerie tel qu'il était, avant la dernière guerre mondiale : peu d'électricité, pas d'eau courante, pas de chauffage, pas de toilettes, etc., un travail pénible pour peu de profit et le souci permanent du temps qu'il fera. Par contre, il régnait une convivialité certaine, entretenue par les travaux en commun et prolongée par les veillées où l'on "despélouquait, en conversant en toute liberté.

  • Quelques extraits : Sur la météo...

'' Quand le sorelh se partaja avant de se cochar, la pleja doman arribara : Quand le soleil se partage avant de se coucher, pluie le lendemain. ''

'' Sent Joan pluvios, an diset tot : St Jean pluvieux, année de disette. ''

'' Quand l'ironda rasa la terra, la pleja es au cap de la carrera : Quand l'hirondelle rase la terre, la pluie est au bout de la rue. ''

'' L'autant deu divendre va pa a la messa le dimenge : Le vent d'autan du vendredi s'arrête le dimanche matin. ''

'' Qui a nadau s'assorelha, a pasqua brutla la lenha : Si à Noël tu prends le soleil, à Pâques, tu brûles ton bois. ''

  • Des dictons agricoles ...

'' L'auratge au mès de heure, de la tina ne podes her un joque : L'orage au mois de février, de ta cuve tu peux faire un poulailler. ''

'' Quand la tronc blanc floris, la raja es per camin : Quand l'aubépine fleurit, la rage (folie printanière) est dans les chemins. ''

'' Annadas de hen, annadas de ren : Année de foin, année de rien. ''

'' A la santa Caterina, tot aubre preng racina : A la sainte Catherine, tout arbre prend racine. ''

  • Du bon sens ...

'' Cadun sap ço que coi dins son ola : Chacun connaît ce qui cuit dans son pot. ''

'' Coma te fas, es : Comme tu te fais, tu es. ''

'' Se vos recoltar, te cau semenar : Si tu veux récolter, tu devras semer. ''

'' Cau morir per se har ventar : Il faut mourir pour se faire aduler. ''

'' Vau milhor tenguer qu'esperar : Il vaut mieux tenir que de voir venir. ''

  • De l'humour gaillard ...

'' Segadas arribadas, banderas acabadas ! : Moissons arrivées, érections terminées ! ''

'' Per trobar la drola bella, la cau anar veser dambe la candela : Pour trouver la belle fille, il faut aller voir avec la chandelle. ''

'' A tres, le diable i es : A trois, le diable est là. ''

'' Aprep la fésta, le fat resta : Après la fête, le fou reste. ''

 

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