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votre choix pour voir l'histoire de la commune* :
* Textes et illustrations
extraits de l'ouvrage ''Le patrimoine des communes de
la Haute-Garonne - Tome 1 - Editions Flohic''
Promenade dans Cadours :
Autrefois, il y avait
2 villages, 2 églises et 2 cimetières.
Le
village de St Hilaire :
Il s’étendait de la place
du fort (où siégeait un château) jusqu’au cimetière
actuel. Les maisons sont plus anciennes de ce côté ci.
Créé après 1318, il disparaît petit à petit. L’église de
St Hilaire (détruite en 1890) se trouvait à la place de
la chapelle du cimetière qui a été démolie puis
reconstruite par la suite.
Notre Dame de Vie :
Il n’y avait que très peu
de maisons : 2 ou 3. Les maisons actuelles sont
récentes. Ce côté du village (au nord de la halle aux
marchands) s’est développé après la disparition du
château, vers la moitié du 17°siècle).
L’alignement des maisons date de 1775 pour laisser les
voies larges ; le nom des rues date aussi de cette date.
L’église de Notre
Dame de Vie se trouvait au nord de la halle aux
marchands. Elle a été construite en 1723 ; son clocher
était un clocher éventail de 3 cloches.
1735 : une
horloge est installée au clocher.
1780 :
l’église est démolie car jugée trop délabrée.
L’architecte Julian de
Beaumont prend en charge la construction de la nouvelle
qui va s’étaler sur plusieurs années.
Le 1° entrepreneur arrête les travaux (ses biens sont
saisis) au niveau des croisées. L’édification est
poursuivie le plus économiquement possible.
1786 : les 2
grandes cloches sont mises en place pour les fêtes de la
Noël ; le clocher sera achevé en 1903.
1849 :
construction de la sacristie nord.
Au levant de l’église,
les bâtiments représentent l’ancienne forge : au
commencement de l’année 1789, Jean Simion, forgeron,
demande l’autorisation d’adosser sa maison au mur de
l’église du côté levant. Comme était prévu un chemin
autour de l’édifice, cette autorisation lui fut refusée.
Au cours des troubles qui se produisirent les années
suivantes, il passa outre ce refus. Il construisit à sa
guise, sans être inquiété ; et, quand l’ordre fut
rétabli, les administrateurs de la commune, pour éviter
un procès, s’inclinèrent devant le fait acquis.
1853 : retable
sculpté de l’autel.
1859 : remise
en état de l’intérieur de l’église.
1868 :
installation de la rosace située au-dessus du
maître-autel.
1901 : vitraux
des bas-côtés, achat du maître-autel, de la chaire et
des confessionnaux.
1918 : les
plâtreries sont rafraîchies ;
1920 : le
peintre Toulousain Baruteau exécute les peintures des
murs de l'intérieur de l'église. L’église actuelle ne
date donc que de la fin du XVIII°siècle (1780).
Le
cimetière de Notre Dame de Vie
Le cimetière,
au nord de l’église actuelle, ne fut plus utilisé à
partir de 1794. On garda celui de St Hilaire qui se
prêtait mieux à la célébration de funérailles
religieuses clandestines.
Le cimetière actuel a été muré en 1857 ; le 1° caveau
date de 1821.
Cadours a pris une
extension plus rapide vers le milieu du XIX° siècle.
1842 : 1002
hab.,
plus tard : 1153 hab.
1875 : 985
hab.
Il y avait à Cadours 6
puits, 3 mares et 2 lavoirs.
Cadours a été déclaré
chef-lieu de canton en 1790.
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En partant de la
PLACE DU FORT :
Sur l’emplacement actuel
de la place du Fort, existait un château fortifié. Les
preuves de son existence ne se révèlent plus qu’à
travers une pierre qui se trouve encore dans le
« passage du chat », adossée à l’ancien presbytère. Ce
château était entouré de fossés (comblés en 1780 :
date de la construction de l’église actuelle) et de
bois.
Cette place était avant
la seule place publique. Elle était soi-disant
nommée « La Capéranio » (lieu où logeait un
châtelain). Au moment de la Révolution, cette place
a dû être recouverte de maisons éparses ; en effet, des
empreintes disséminées de silos y ont été découvertes
(en creusant le sol), vestiges probables des
dispositifs aménagés par les habitants pour soustraire
leurs grains aux réquisitions de l’autorité. Le puits de
cette place date du château ; il a été restauré.
La maison avec terrasse
sur la halle aux marchands servait de presbytère.
En 1803, une délibération du CM (Conseil
Municipal) dit « La commune doit fournir une maison
propre au logement desdits curé et vicaire désignés,
avec un jardin ». mais on n’en trouvait pas. On alloua
une indemnité de logement de 100F / an au curé. Au
début, il fût provisoirement logé dans la première
mairie, bâtiment le plus proche de l’église (maison qui
fait angle avec la rue de l’église et l’avant place). En
1811, la municipalité affecte définitivement cet
immeuble à l’usage du presbytère ; une nouvelle mairie
est construite (place des halles). En 1874, on
achète la belle maison des « Merle » pour le
presbytère :
-
La commune donne
10 000 F
-
Le Conseil de
Fabrique donne 6 000 F
-
L’Etat 1 500 F
-
Le
curé doyen (l’abbé Lagèze) donne 2 500 F ; de même,
il assume les frais de toute nature occasionnés par
la vente. Il paie même les réparations
indispensables !
4 petites ruelles
partent de cette place :
* Le passage du
Pont : venelle de la place du Fort au Cours du Midi
en se dirigeant vers le Levant.
* le passage du
Chat : part du puits de la place et va à l’avant
place en se dirigeant vers le nord.
* la rue de
Rempart : relie la place au Cours d’Essling en
allant vers le Couchant.
* Le passage de la
Pompe : fait communiquer la place avec la rue des
Fossés en allant vers le couchant.
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LE COURS DU MIDI :
C’est la plus ancienne
rue de Cadours.
RUE MONTAGNE :
Son nom lui vient de sa
côte très rapide.
PLACE DES DEUX HALLES
ACTUELLES :
Ancienne PLACE DU
COMMERCE.
L’ancienne deuxième mairie se trouvait au milieu de
l’emplacement ; elle était entourée de 2 magnifiques
ormeaux dont le tronc mesurait 3 à 4 m de circonférence.
On les a abattus en 1861 pour aplanir le sol ; puis, on
a fait des marches en briques construites pour permettre
l’accès au plateau.
LA HALLE AUX MARCHANDS :
L’importance que prirent
dès leur création les foires et marchés de Cadours donna
l’idée de construire une halle.
1827 :
décision de sa construction.
1830 : début
de sa construction.
C’est pour la localité le
commencement d’une prospérité que n’auraient jamais osé
espérer les Cadoursiens du siècle précédent.
En 1860, 30 ans
après, il y avait 1500 habitants à Cadours. La
fluctuation des habitants est due dans une large partie
à l’importance des foires et marchés qui apparaissaient
comme un pôle d’attraction pour les négociants, les
courtiers (qui achètent), et les marchands forains.
De 1775 à 1781, on
établit les routes (qui seront appelées
départementales) : ISLE - Cadours et Cadours - Auch
(Mauvezin).
Depuis le mois d’octobre
2005, cette halle est classée « Monument
historique ». Sa particularité : ses colonnes sont
hélicoïdales.
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LA HALLE AUX GRAINS :
Elle est construite en
1877, 47 ans après la halle aux marchands. Les
agriculteurs portaient leurs sacs de céréales que les
meuniers mettaient en vente au marché.
Cette halle n’est pas
finie. Le plan primitif prévoyait sur tout le pourtour
intérieur, au-dessus des arceaux, la construction de
petits greniers destinés à loger, entre deux marchés,
les grains demeurés invendus. C’est pour donner du jour
à ces greniers qu’avaient été aménagées des petites
fenêtres qui se trouvaient au-dessus de chaque arceau.
Les poutrelles placées sur tout le pourtour intérieur
étaient destinées à supporter les planchers de ces
greniers. Leur dépassement était prévu pour établir une
galerie avec balustrade permettant d’arriver à la porte
de chaque grenier.
Le maire de l’époque, Mr
Jacques Dardenne, a offert les armoiries de Cadours
placées sur le frontispice de cette halle.
Armoiries :
-
en haut à
gauche : Cadours a toujours fait partie de la
division dite élection de Rivière-Verdun pour les
finances - dessin d’une rivière ondée : celle de
Verdun.
-
en haut à
droite : représente le château de la place du Fort.
-
en bas à gauche :
Cadours aurait toujours été dépendant de la couronne
et non d’un Seigneur, d’où les 3 fleurs de lys.
-
en bas à droite :
Le « C » de Cadours.
1829 :
création du bureau de poste cantonal. Avant
c’était Grenade qui gérait ça.
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RUE DU BICENTENAIRE :
En 1989, fut
planté en haut de cette rue, un arbre –un tilleul- qui
fête les 200 ans de la Révolution. On peut y lire une
plaque ; d’où le nom de la rue.
RUE PIERRE BEGUE :
Nom du 1° adjoint au
maire mort en 1899. Cette rue fut construite pour
éviter l’encombrement du carrefour rue d’Essling avec
l’Ave de Laréole, en 1921.
Le monuments aux
morts :
Environ 130 enfants de Cadours ont été mobilisés
pour défendre la patrie en danger ; 23 d’entre eux sont
tombés au champ d’honneur. Cette stèle commémorative
dresse les noms de nos soldats tombés pendant les 3
guerres : 1914/18, 1939/45 et la guerre d’Algérie
(1958/62).
Plusieurs noms de rue à
Cadours se rapportent à napoléon I : rue d’Essling,
rue d’Eylau, rue Napoléon (concernent les batailles
de Napoléon I) et rue Malakoff (Napoléon III),
construite en 1902 pour désengorger la rue de la
Poste des bestiaux qui allaient au foirail. ; nous n’en
connaissons pas la signification.
RUE PASTEUR :
Cette rue a été donnée
par les riverains à la commune en 1926. Avant,
c’était le dépotoir de tout le voisinage ; la commune
l’a remise en état d’hygiène et de salubrité d’où son
nom rue Pasteur.
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LE FOIRAIL :
Le nombre toujours
croissant de bestiaux amenés à Cadours pour être exposés
les jours de foire obligea la municipalité à trouver un
emplacement pour y établir un foirail.
Avant l’établissement du
champ de foire actuel, le lieu de rassemblement des
animaux se trouvait le long de la côte de la rue
Montagne, la rue des Fossés et la place du Fort. Cet
emplacement devenant insuffisant, le CM réfléchit à un
quartier mieux approprié : il adopta le champ de foire
actuel en considération de 3 avantages :
-
Il se trouve en
bordure de la principale voie d’arrivée de Cadours.
-
Il n’est pas trop
éloigné de la halle.
-
Il est plus
horizontal que les autres champs proposés.
En 1852, on plante
des arbres sur ce champ de foire : ils ne seront
arrachés que dans les années 1980.
RUE DASTARAT :
Cette rue porte le nom du
1° maire de Cadours : Jean-Baptiste Dastarat, qui
faisait partie du parlement de Toulouse. Avant, on
parlait de Consuls.
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LA MAIRIE :
De 1748 à 1808,
elle se trouve nous l’avons vu, à l’angle de la rue de
l’église et de l’avant place. On l’appelle « La
maison de la ville »
1811 :
laissant ce bâtiment à la cure, on déplace la mairie au
milieu de la place du commerce.
1830 :
destruction de la mairie pour laisser la place à la
halle aux marchands - il n’y aura pas de mairie pendant
3 à 4 ans ; on se réunit un peu partout, tantôt chez le
maire, tantôt chez de simples particuliers.
1834 : achat
de la grande maison des DASTARAT (mairie actuelle),
avec toutes ses dépendances pour servir de mairie et de
caserne de gendarmerie. Les Dastarat étaient citoyens de
Cadours depuis des siècles.
Salle du
Conseil : la table ovale, le lustre et les
lampes ont été acquis en 1891.
Les bâtiments étaient
vastes, on y installa les écoles, la justice de paix,
la caserne de gendarmerie et le logement du garde
champêtre.
On ne trouve pas d’école publique à Cadours avant
1803. A cette date, le CM nomme Joseph Guitard
(étudiant) maître d’école primaire : il sera payé 300 F
/ an. Ainsi, le principe de l’enseignement gratuit pour
les pauvres a été posé à Cadours en même temps que
naissait l’idée de l’école publique.
1867 : un
couvent de sœurs s’installe à Cadours dans la maison
adossée à l’Est de l’église ; il disparaît par la suite.
Le bureau de
bienfaisance (BF) : dès 1752, le CM eut l’idée
de créer un BF pour venir en aide aux malheureux mais il
n’y avait pas de fonds affectés à cet objet.
Ainsi, J.B Dastarat, juge
de la communauté créa un atelier de charité ; il fit don
lui-même d’une somme de 150 livres d’impôts qu’il payait
en trop et dont il venait d’être dégrévé ! L’année
suivante, le CM décida que la commune verserait tous les
3 ans 300 F au BF. En 1825, Auguste Dastarat
légua par testament la somme nécessaire pour constituer
une rente annuelle de 200 F au BF. Cette rente ne
pouvait être détournée de sa destination sous aucun
prétexte. Ses héritiers payèrent toujours cette rente
annuelle de 200 F à compter du jour de son décès.
Ce BF existe toujours sous le nom de CCAS (centre
communal d’action sociale). Il a pris ce nom dans les
années 1990 ; avant c’était le BAS (bureau d’aide
sociale). Il se compose :
La justice de
paix : la Révolution vit s’instaurer une justice
simplifiée où les tribunaux d’arrondissement pouvaient
juger en toute plénitude, jusqu’à 1500 F de
condamnation. Supérieures à cette valeur, les affaires
seront portées devant la Cour d’Appel de Toulouse.
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RUE DE LA FONT D’ESTEVE :
Anciennement avenue de la
gare.
1903 :
création du chemin de fer de Toulouse vers Cadours.
1905 : un
négociant, Mr Réjaumont, se rendant compte du parti pris
qu’il était possible de tirer d’une plus grande facilité
d’expédition des farines à la faveur de la proximité du
rail, fit construire au voisinage de la gare une
minoterie (grand moulin industriel) en rapport avec
les ressources locales. Cette installation -d’abord mue
par le gaz pauvre, électrifiée plus tard- permet de
travailler sur place les blés de la région que, depuis
l’abandon des moulins à vent, il fallait expédier au
loin pour les faire réduire en farine.
La gare s’est arrêtée de
fonctionner après la seconde guerre mondiale. Les rails
ont été supprimés dans les années 1950.
L’abattoir :
Il devint manifeste que l’abattage des animaux de
boucherie ne pouvait plus, sans manque d’hygiène,
continuer à se pratiquer dans des tueries particulières
aménagées au voisinage des habitations citadines. En
1912, le CM décida définitivement la construction
d’un abattoir public sur le terrain communal de la font
d’Estève. C’est aujourd’hui l’emplacement du bâtiment de
la DDE (direction départementale de l’équipement) qui a
pris sa place dans les années 1970/1980.
La
caserne de gendarmerie :
1818 :
la caserne est logée à mi-côte, au couchant de la rue
Montagne 1835.
Les écuries étaient dans
l’actuelle salle polyvalente.
1896 : on
demandait à nouveau une brigade à cheval mais il n’y
avait pas assez d’argent pour les écuries. Alors, le
département a pris en charge la construction d’une
nouvelle caserne construite à l’emplacement de
l’actuelle caserne.
AVENUE RAYMOND
SOMMER :
Du nom du pilote qui se
tua en 1950 sur le circuit de Cadours-Laréole.
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Cadours,
un héritage occitan
Entre conquêtes,
révoltes et traditions, le Sud-Ouest de la France s'est
façonné un tempérament remarquable. A Cadours, si
près de la Gascogne, héritage, terroir et gastronomie
composent un canevas unique qui donne toute sa verve et
son charme au patois local.
Outre de
passionnantes monographies, léguées par des
instituteurs, des curés ou encore des maires de villages
(une monographie est en cours à Cabanac), des auteurs
locaux ont consigné leurs souvenirs des us et coutumes
du canton de Cadours.
Deux anciens
Maires de Cadours ont chacun rédigé
un ouvrage plein d'enseignements sur la vie locale. On
leur doit nombre d'informations présentes sur ce site
Internet :
-
Emile Cazeneuve "Coutumes,
souvenirs et réflexions d'un campagnard"
-
Bernard Ufferte "Notices sur
Cadours et sa Région, son passé, ses usages, son
développement"
ouvrage paru en 1935. Pour se le procurer : Tél. +33
(0)5 61 85 61 16 au Tabac Presse de Cadours
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Histoires autour du nom de CADOURS
- selon Bernard Ufferte
Pourquoi le nom de
Cadours ?
Les recherches n’ont pas
permis d’en découvrir la véritable étymologie : 3
possibilités
-
Une tête d’ours,
trophée de chasse, aurait été exposée longtemps dans
une cabane qui se trouvait à la place de l’église
actuelle. Chaque fois qu’on parlait de cette cabane,
on disait « La cabane du Cap d’ours »… D’où la
déformation Cadours.
-
Le mot Cadours serait
d’origine arabe et remonterait à l’invasion des
Sarrasins (732 ap. J.C). Au Maroc, beaucoup de
familles portent le nom de Kadour. Une de ces
familles serait restée dans le pays et aurait donné
son nom à ce coin de terre.
-
Hypothèse plus
probable : Cadours viendrait de Cadorcium. 4 actes
datant de 1930, sont des actes d’appel en latin
signalant Cadours sous le nom de castrum de Cadurcio.
Bernard Ufferte,
par un long et patient travail d'archives, s'est
efforcé de rechercher l'origine étymologique du nom de
Cadours.
Voici
certaines hypothèses :
-
KADOUR, peu
probant, datant de l'invasion des Sarrazins
-
CARDORCIUM, sans
références d'archives
-
CADOIL,
-
CADORTZ,
-
CADULLO,
-
CADORTS,
-
CADORT,
-
CADURCIO,
Ces derniers
étant plus sûrs, parce que trouvés dans des actes
officiels.
Les poètes,
toujours plus imaginatifs, préfèrent CAP D'OURS puisque,
si l'on en croit une tradition ancienne, une tête (
"cap" en cadourcien) de ce plantigrade y avait longtemps
été conservée.
Bernard
Ufferte "Notices sur Cadours
et sa région, son passé, ses usages, son développement".
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Histoire de 1790 à 1800 - Récit de 10 années
mouvementées...
Quand
l'enchevêtrement de ses vieilles divisions
administratives disparut, la France fut divisée en
départements, les départements en districts et les
districts en cantons. Désignés d'abord
sous le nom de chef-lieu, les départements reçurent de
nouveaux noms par décret du 29 février 1790.
Et c'est ainsi
que le département de Toulouse reçut très logiquement le
nom de "Haute-Garonne"; la vallée du fleuve en avait
pour ainsi dire commandé la forme générale et la
direction.
La révolution
devait se traduire par une simplification
administrative.
Cependant, de
violentes discussions se produisirent pour
l'établissement des districts et des cantons.
Chaque petite
ville en effet, voulait être le siège d'une
administration. Les cinq cantons de Beaumont-de-Lomagne, Saint-Nicolas-de-la-Gave, Verdun, Grenade et Cadours
situés sur la rive gauche de la Garonne formèrent un
district ayant pour chef-lieu Grenade.
A la suite de
plusieurs troubles, des pillards demandèrent que le
siège du district fut établi à Verdun. Mais le
représentant Mallarmé ayant fait enquêter contre les
excès commis rétablit le siège de l'administration à
Grenade.
Les discussions
qui s'étaient produites pour les chefs-lieux de district
se produisirent également pour les chefs-lieux de
canton. Après la
création des cantons avoisinant celui de Cadours, il
restait, entre les vallées de la Save et de la Gimone,
quelques communes dont le nombre et la superficie
pouvaient justifier un nouveau regroupement. Aucune de ces
communes ne s'imposait par une supériorité véritablement
notable pour en devenir le chef-lieu.
Il fut d'abord
question de Caubiac.
Mais Cox
revendiqua ce titre en raison de son développement dû à
ses nombreuses fabriques de poterie.
Les préférences
allèrent finalement à Cadours qui joignait à une
importance sensiblement équivalente l'avantage d'une
situation topographique plus centrale. Les habitants de
Cox protestèrent contre cette décision et firent de
nombreuses démarches pour la faire rapporter.
Ainsi, la loi du
14 juin 1790, déclarant Cadours comme chef-lieu de
canton est restée en vigueur.
En dépit de cette
disposition législative de principe, le 8 ventôse de
l'an II (1793), Saint-Laurent et Gairin, habitants de
Cox, furent nommés par la préfecture de la Haute-Garonne
"Commissaires du Canton de Cadours pour l'épuration des
autorités". Ils rassemblèrent
dans l'église de Cadours le conseil général et la
population de la commune. Après avoir "harangué le
peuple", ils annoncèrent que les mêmes officiers
municipaux étaient conservés, mais que l'église
s'appellerait Temple de la Raison.
L'assemblée fit
hommage à la République de tous les vases, métaux et
autres objets de culte et il fut décidé qu'ils seraient
portés à Grenade, chef-lieu du district. C'est à la
suite de cette réunion que les deux cloches furent
portées à Beaumont.
Deux ans plus
tard, le 8 frimaire de l'an IV (1795), un grand
rassemblement public d'habitants de Cadours et des
environs s'était réuni dans cette même église pour
entendre la messe d'un prêtre réfractaire. La foule fut
dispersée avant que la cérémonie n'ait pu avoir lieu.
Une telle mesure eut pour résultat d'indisposer la
population, et rendit les esprits rapidement surexcités.
Le 10 pluviôse,
l'Arbre de la Montagne, qui avait été planté devant
l'église, fut abattu pendant la nuit et remplacé par une
croix. A la suite de cet incident, la municipalité fut
suspendue.
Quatre jours
après, un détachement de 120 hommes arriva de l'Isle
Jourdain avec mission d'arrêter les auteurs de ces
troubles, les prêtres réfractaires, et les soldats
déserteurs.
Le commandement
de ce détachement fut très bien reçu, ainsi que ses
hommes, par toute la population. Il se retira au bout de
quelques jours, n'ayant pas découvert de déserteurs,
après avoir appris que les prêtres réfractaires qui
voulaient célébrer des offices n'avaient pas séjourné
dans la commune, et que les particuliers qui avaient
arraché l'Arbre de la Montagne étaient complètement
inconnus.
Néanmoins, sous
la pression de quelques violents, pour donner une
sanction à ces faits, et "pour récompenser les habitants
de Cox de leur civisme", d'habiles négociateurs finirent
par décider l'autorité préfectorale de la Haute-Garonne
à considérer Cox comme chef-lieu du canton.
Mais, de même
qu'en l'an II, cette décision ne fut jamais ratifiée à
Paris. D'ailleurs, quelques mois plus tard,
l'administration départementale recevait l'ordre
définitif, et irrévocable, de n'employer à l'avenir que
l'expression "Canton de Cadours" dans les documents
officiels.
La Constitution
de l'an III avait supprimé les districts, mais les
cantons subsistaient suivant des modalités nouvelles. La
municipalité était l'unité élémentaire du département.
Toutefois, pour éviter un morcellement excessif, les
communes de faible importance étaient groupées en un
bloc administratif et c'était le canton qui devenait la
base de l'organisation nouvelle.
Il y avait donc
une seule administration par canton. Chaque commune
élisait un maire, ou un agent municipale, et un adjoint.
La réunion des agents municipaux formait la municipalité
du canton. Auprès de celle-ci était placé un commissaire
appelé "agent national" nommé par le Directoire.
A Cadours, après
la constitution de l'an III, Mr Escarre fut nommé agent
national, Mr Bégué agent municipal, et Mr Lamarque
adjoint. Ce sont eux qui signèrent la réquisition des
gardes nationaux pour conduire les déserteurs.
Dans les temps
qui suivirent, il se produisit de nouveaux troubles. La
misère économique favorisait les mécontentements qui
s'exprimaient d'autant plus que la force révolutionnaire
semblait faiblir.
Les royalistes
reparaissent alors, aidés par des prêtres réfractaires
rentrés en cachette. Ces derniers tentèrent quelques
menées en l'an IV et l'an V.
-
Dans le journal
de Toulouse du 8 janvier 1933, Mr Damien Guarrigues cite
le passage suivant d'un rapport fait en l'an V (1797)
par le citoyen Mr Portes, président de la municipalité
du Canton de Cadours :
'' Aujourd'hui,
les émigrés et les prêtres se sont répandus partout. Il
n'est pas, j'ose l'avouer, cinq communes sur cent qui
n'aient un prêtre réfractaire installé dans le temple,
invoquant l'être suprême, prêchant publiquement le
mépris des lois et des autorités chargées de les mettre
à exécution. Non loin de là est souvent un émigré sur le
sort duquel il ne manque pas d'apitoyer le peuple en le
désignant comme un martyr de l'ancien temps... ''
Profitant de
l'anarchie grandissante et de la déconsidération de plus
en plus grande du Directoire, des revers des armées, ces
royalistes organisèrent en l'an VII un mouvement de plus
vaste envergure.
Il s'agissait,
semble-t-il, d'un soulèvement du Sud-Ouest. Mais le
mouvement ne fut en réalité que partiel. Il ne s'étendit
pas beaucoup au-delà de la Haute-Garonne.
Il éclata dans la
nuit du 18 au 19 thermidor de l'an VII (6 au 7 août
1799).
L'annuaire de la
Haute-Garonne mentionne, depuis quelques années que les
insurgés de Cadours, en l'an VII, furent dispersés par
les républicains de Pelleport et du Burgaud.
Cependant, le
Tome III du registre des délibérations du conseil
municipal déposé aux archives communales de Cadours, et
couvrant la période 1790-1813, ne fait aucune allusion
aux événements de l'an VII.
Les archives de
Pelleport et du Burgaud ne paraissent pas, elles non
plus, renfermer quelque document que ce soit sur cette
époque.
Ce sont les
archives départementales qui possèdent en fait une
abondante correspondance adressée à l'administration par
les maires du Canton de Cadours. Or, il résulte de cette
correspondance que, si les royalistes furent matés à
Cadours, ce fut à l'aide des forces organisées par
l'administration de la Haute-Garonne, sans mention
particulière du rôle joué par les citoyens de Pelleport
ou du Burgaud. Il semble néanmoins légitime de croire
qu'il y avait bel et bien des volontaires de ces deux
communes, parmi les troupes victorieuses qui livrèrent
bataille aux environs de Pelleport.
L'agitation
royaliste de l'an VII était à peine calmée, lorsqu'on
apprit la nouvelle du coup d'État de brumaire et la fin
du Directoire.
La loi du 28
pluviôse an VIII (17 février 1800) établit une nouvelle
réorganisation administrative de la France. Les groupements
cantonaux du Directoire furent supprimés et toutes les
municipalités instituées antérieurement par la
Constituante furent rétablies.
L'ancien
district, intermédiaire entre la commune et le
département, reparut sous le nom de "arrondissement
communal". Mais le nombre de ces "arrondissements" fut
moindre que celui des anciens districts, et leur
superficie plus étendue.
Il est à noter
que le département demeura tel qu'il avait été constitué
en 1790.
Les cantons
avaient donc perdu toute attribution administrative. Ils
ne disparurent pas, car ils restèrent les chefs-lieux
des justices de paix, mais leur nombre fut toutefois
réduit.
C'est ainsi que
Lévignac perdit le titre cantonal qu'il avait depuis
1790 et que trois des communes qui y étaient
précédemment rattachées firent alors partie du Canton de
Cadours :
-
Le Castéra
-
Bellegarde
-
Sainte Livrade
Le Canton de
Cadours comptait alors 17 communes.
Ce nombre fut
réduit à 16 (l'organisation actuelle), quelques temps
après, dès lors que Ste Livrade manifesta sa préférence
pour un rattachement au Canton de Lèguevin. Il est vrai
que son rattachement à Cadours avait été motivé par le
fait qu'elle était située sur la rive gauche de la Save,
et qu'aucun pont ne permettait à ses habitants
jusqu'alors, la traversé de la Save pour se rendre à
Lèguevin. Aujourd'hui, une route relie directement Ste
Livrade à Lèguevin.
C'est à cette
même époque que les Cantons de Cadours et Grenade furent
définitivement attribués à l'arrondissement de Toulouse
dont il font toujours partie depuis.
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La langue -
Canton de Cadours,
Haute-Garonne
A Cadours et dans
ses environs, on parle un Occitan Gascon.
Le gascon est en
fait une variante de l'Occitan. Comme ce dernier est
parlé des Alpes à l'Atlantique, parler l'occitan gascon
permet de comprendre tout aussi bien l'occitan
provençal.
Ses influences
latines sont très marquées (elles remontent à l'époque
gallo-romaine, par le latin d'abord appris auprès des
romains, puis déformé sous l'influence du dialecte
basque), ce qui en fait un dialecte coulé, chantant et
coloré.
Enraciné dans le
Sud-Ouest, on peut dire que le gascon trouve ses limites
à l'est avec la Garonne, à l'ouest avec l'Atlantique, et
au sud avec les Pyrénées, sans toutefois englober le
Pays Basque (nombre de mots gascons sont pourtant
empruntés au basque).
Le parler gascon
a traversé tout le deuxième millénaire. Il fut notamment
la langue par excellence des troubadours au moyen-âge.
Et il est encore très présent, dès lors qu'on se
rapproche du Gers (le Canton de Cadours jouxte le Gers),
dans les conversations locales, dans les cafés, sur les
marchés, et en privé.
Quelques caractéristiques
:
-
Présence d'un
accent tonique, comme en espagnol, en anglais, ou en
allemand.
-
Le h est
fortement expiré, comme en anglais par exemple.
-
Prononcer toutes
les lettres, sauf la lettre "r" en fin de mot.
-
Prononcer "lh"
comme un "li" français
-
Prononcer "nh"
comme un "gn'' français.
-
Prononcer "ch"
comme un "tch" français.
-
Prononcer "sh"
comme un "ch" français.
-
Prononcer "eu"
comme un "éou" français.
-
Prononcer "au"
comme un "aou" français.
-
Prononcer "o"
comme le "ou" français.
-
Prononcer "ò"
comme le "o" français.
-
Prononcer le "a"
en fin des mots (exprimant le féminin) sans l'accentuer,
avec un son rappelant le "o".
-
Prononcer les
autres lettres "a" - "é" - "è" - "i" - "u" comme en
français.
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Ouvrages - Canton
de Cadours, Haute-Garonne
Dans la
collection " Vieux Parlers " est paru en septembre 2002
:
-
" Lé Nosté
Patouès Cadours et alentour, dictons, maximes, proverbes
et devinettes "
par
Roger Gabrielle et ses amis.
" Recueillis en
pays de Cadours, quelque part entre Lomagne et Bouconne,
pratiqués dans ces confins de Gascogne et valables bien
au-delà "
Ces savoureux dictons, proverbes et
devinettes, n'étaient pas seulement des formes
d'expression pittoresques, qui avaient cours dans le
monde rural de la région, il y a plus d'un demi-siècle :
ils servaient aussi à prévoir le temps "grand maître
économique de cette population laborieuse", à accomplir
correctement les travaux des champs, à améliorer la vie
quotidienne et à acquérir une véritable sagesse tout en
se divertissant. En ce début de troisième millénaire,
les habitants de Cadours, de Beaumont-de-lomagne, de
Mauvezin, Gimont, L'Isle Jourdain, Lèguevin,
Verdun-sur-Garonne, Grenade, Colomiers, Blagnac et
Toulouse même seront heureux de retrouver, à travers ces
propos truculents, un monde et une époque "sans
complexes", directement en prise sur la vie.
Pour
comprendre aisément toutes ces locutions, précisent les
auteurs, il est nécessaire de se replacer dans le monde
de la paysannerie tel qu'il était, avant la dernière
guerre mondiale : peu d'électricité, pas d'eau courante,
pas de chauffage, pas de toilettes, etc., un travail
pénible pour peu de profit et le souci permanent du
temps qu'il fera. Par contre, il régnait une
convivialité certaine, entretenue par les travaux en
commun et prolongée par les veillées où l'on "despélouquait,
en conversant en toute liberté.
'' Quand le sorelh
se partaja avant de se cochar, la pleja doman arribara :
Quand le soleil se partage avant de se coucher,
pluie le lendemain. ''
'' Sent Joan pluvios,
an diset tot : St Jean pluvieux, année de disette.
''
'' Quand l'ironda
rasa la terra, la pleja es au cap de la carrera : Quand
l'hirondelle rase la terre, la pluie est au bout de la
rue. ''
'' L'autant deu
divendre va pa a la messa le dimenge : Le vent d'autan
du vendredi s'arrête le dimanche matin. ''
'' Qui a nadau s'assorelha,
a pasqua brutla la lenha : Si à Noël tu prends le
soleil, à Pâques, tu brûles ton bois. ''
'' L'auratge au mès
de heure, de la tina ne podes her un joque : L'orage au
mois de février, de ta cuve tu peux faire un poulailler.
''
'' Quand la tronc
blanc floris, la raja es per camin : Quand l'aubépine
fleurit, la rage (folie printanière) est dans les
chemins. ''
'' Annadas de hen,
annadas de ren : Année de foin, année de rien. ''
'' A la santa
Caterina, tot aubre preng racina : A la sainte
Catherine, tout arbre prend racine. ''
'' Cadun sap ço que
coi dins son ola : Chacun connaît ce qui cuit dans son
pot. ''
'' Coma te fas, es :
Comme tu te fais, tu es. ''
'' Se vos recoltar,
te cau semenar : Si tu veux récolter, tu devras semer.
''
'' Cau morir per se
har ventar : Il faut mourir pour se faire aduler. ''
'' Vau milhor
tenguer qu'esperar : Il vaut mieux tenir que de voir
venir. ''
'' Segadas arribadas,
banderas acabadas ! : Moissons arrivées, érections
terminées ! ''
'' Per trobar la
drola bella, la cau anar veser dambe la candela : Pour
trouver la belle fille, il faut aller voir avec la
chandelle. ''
'' A tres, le diable
i es : A trois, le diable est là. ''
'' Aprep la fésta,
le fat resta : Après la fête, le fou reste. ''
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